
Recevoir un chien guide marque souvent le début d’une nouvelle étape de vie.
Pour Geoffray, la rencontre avec Uston qui a eu lieue l’année dernière a représenté aussi le début d’une nouvelle autonomie : une façon plus sereine de se déplacer, une liberté de mouvement renforcée et la construction d’un lien unique avec son compagnon.
Retour sur une remise riche en émotion et sur les premiers pas d’un binôme déjà très complice.
Une première rencontre marquante

Lorsque Geoffray rencontre Uston pour la première fois, un détail le frappe immédiatement : l’assurance du chien.
Il m’a impressionné par sa vivacité et sa vitesse. J’ai adoré sa façon de guider, d’aller vraiment tout droit, sans fioriture. Sur un passage piéton, dès qu’il traverse, il va au trottoir le plus rapidement possible.
Très vite, Geoffray découvre un chien concentré dans sa mission, mais aussi capable de créer un lien fort avec lui.
Un lien qui s’est construit naturellement
Avant la remise officielle, Geoffray a pu accueillir Uston plusieurs jours chez lui.
Ces moments du quotidien ont permis à la relation de se construire simplement, au fil des promenades, des jeux et du temps passé ensemble. Ainsi, Uston n’est pas seulement un chien guide : il devient rapidement un véritable compagnon de vie.
On a passé 24 heures sur 24 ensemble et ça s’est fait tout seul. Quand il est revenu après quelques jours, il m’a fait la fête… là j’ai compris que le lien était déjà créé.
Un quotidien plus fluide et moins fatigant
Avec Uston, les déplacements de Geoffray changent profondément.
Là où la concentration devait être permanente, le chien lui permet désormais d’avancer avec plus de sérénité, l’esprit libre.
Quand on marche sur un trottoir et qu’il y a des obstacles, il les contourne automatiquement. C’est là qu’on a un énorme avantage : les trajets sont beaucoup moins fatigants.
Cette aide concrète permet à Geoffray de se concentrer davantage sur son environnement, de profiter du moment et de se déplacer en sécurité.
Une liberté de mouvement retrouvée
Les effets se ressentent aussi dans le quotidien de Geoffray qui constate qu’il marche davantage depuis qu’il a Uston à ses côtés.
Quand j’étais à la canne, je faisais environ 7 000 à 8 000 pas par jour. Avec le chien guide, j’en fais 10 000 à 15 000. J’ai une liberté de mouvement beaucoup plus importante.
Pour lui, le constat est simple :
Avec la canne, on sait qu’on peut tout faire, mais avec le chien, on peut faire encore plus .
Un message pour ceux qui hésitent encore

Geoffray sait que certaines personnes déficientes visuelles hésitent à franchir le pas, souvent par crainte des responsabilités liées à un chien.
Mais son expérience est sans appel :
On pense que devoir s’occuper d’un chien, le sortir, lui donner à manger c’est une charge, mais en fait, cela apporte tellement de positif que ce n’est plus une charge. Ça fait partie du quotidien et ça facilite la vie.
Une rencontre rendue possible grâce à la solidarité
La remise d’Uston à Geoffray a été l’aboutissement d’un long travail collectif porté par l’Association des Chiens Guides d’Aveugles d’Île-de-France, en partenariat avec l’Association Valentin Haüy qui a mis l’association en contact avec le généreux mécène qui a financé l’éducation de Uston, Mr Claude Moreno.
Si vous êtes en situation de déficience visuelle, et que vous souhaitez franchir le pas, faites une demande en nous contactant : contact@chiens-guides-idf.fr

